Groin enneigé

Bambi

Bec et plumes

L’oeil

Plica plica

Et voilà, ce nouveau mois de la Guyane se termine aujourd’hui, sur l’une des plus belles photos du séjour (du moins, nous l’espérons !). Il y a deux ans, lors de la précédent édition, Anaïs et moi avions pris le pari de vous faire découvrir notre voyage autrement, en vous proposant en plus des photos de nombreux textes les remettant dans leur contexte. Un pari qui fut réussit, semble-t-il, au vu des nombreux visiteurs réguliers sur le site lors de ce « mois de la Guyane  2009 ». Alors, pensez-vous, pourquoi n’avoir pas repris la formule cette année ? Anaïs m’a donc demandé de reprendre la plume pour tenter de répondre à cette question en guise de conclusion à cette édition 2011.

Tout d’abord, j’avoue avoir épuisé un grand nombre de sujets possibles sur la Guyane il y a deux ans. Cette année, il nous semblait difficile de reprendre la formule d’un texte par jour, sous peine de manquer grandement de sujets originaux. Ensuite, Anaïs l’a dit dans le texte d’ouverture, cette expédition a été bien moins riche en rencontres que les précédentes. Une saison particulièrement sèche, un séjour plus tardif, ou tout simplement le manque de chance. Sans parler du fait que les plus belles rencontres que nous avons faites avait déjà été traité ici même : paresseux, saïmiris, coqs de roche, ceux-ci ont déjà été sous les feux des projecteurs en 2009 ou 2007. Les nouveautés, elles, ont été plutôt rares. Un magnifique moment avec deux vautours pape, une belle journée aux îles du Salut, qui nous a permit de voir de plus près agoutis, tortues, saïmiris et surtout capucins (une nouvelle espèce pour nous). Et c’est à peu près tout au rayon des nouveautés. Bref, un « tableau de chasse » bien maigre cette année. Même le piège photographique que nous avions apporté cette année n’a strictement rien donné (pourtant placé juste devant le repaire d’un tapir dont nous avions la certitude de son passage récent).

Pour compenser ce manque de « grosses bêtes », Anaïs a donc pu mettre à profit son nouveau flash macro qui, comme vous avez pu le constater ces dernières semaines tout comme aujourd’hui, a parfaitement tenu son rôle. De mon coté, sans sujets assez nombreux pour vous tenir en haleine durant un mois, j’avais compté vous proposer des textes plus personnels accompagnés d’enregistrements sonores faits sur place, pour vous immerger le mieux possible dans une journée type en forêt, sur une rivière ou dans un marais. Malheureusement, ces enregistrements se sont avérés de trop mauvaise qualité pour vous les proposer ainsi. En fin de compte, j’ai préféré laisser à Anaïs mener sa barque seule, vous proposant elle-même de courts textes si elle en sentait la nécessite sur certaines photos.

Avons-nous épuisé le sujet « Guyane »? Évidemment non, vu l’incroyable biodiversité que peux offrir cette région, et dont nous n’avons eu jusqu’ici qu’un minuscule aperçu. Mais avec trois expéditions au compteur (quatre pour Anaïs), il devient de plus en plus difficile d’avoir de nouvelles choses à voir, et donc à dire. Nous verrons donc bien ce que nous réservera la prochaine édition de ce « mois de la Guyane ». D’ici là, Anaïs et moi aurons peut-être l’envie d’aller voir ailleurs, dans un autre pays ou continent, pour vous faire partager toujours plus de nouvelles rencontres animales et d’émerveillement face à la vie sauvage, où qu’elle soit.

Yann

Après avoir laissé le « clavier » à Yann pour ces derniers mots, je souhaite juste vous remercier une fois encore de votre fidélité et remercier les nouveaux venus et leurs commentaires. Comme à chaque fois, j’ai été heureuse de partager avec vous les souvenirs photos de ce voyage et espère pouvoir en partager encore beaucoup d’autres avec vous.

Singes religieux

Capucins bruns (Cebus Apella)

Hier, nous avons retrouver nos billes de clowns tant aimés sur les Iles du Salut. Mais ce ne sont pas les seuls singes à habiter sur les îles. Il y a aussi ces capucins, beaucoup plus gros et beaucoup plus bagarreurs que les saïmiris. Pour nous, ce fut une première car même si ces singes sont présents en forêt, nous en avions jamais vu. Dommage que ce fut sur ces îles, où ils cherchaient le contact humain pour quelques friandises et où ils transformaient les poubelles des restaurants en décharges géantes pour la moindre miette comestible. Oh je n’en veux pas à ces mignons! Je pense que c’est notre responsabilité que de booster l’instinct animal dans ces zones qui sont des « réserves ».