Le monde des tout-petits

Criquet à identifier

Chose promise, chose due. Aujourd’hui, je vous propose un post spécial macro pour illustrer cette jolie photo de criquet. L’occasion aussi de vous parler du nouveau flash « spécial macro » d’Anaïs. Un post « technique photo » donc, sous les conseils et indications de ma chère photographe.

La photographie macro est vraiment un univers à part dans le petit monde de la photo animalière, avec ses techniques particulières, ses règles ou encore son matériel spécifique. Ainsi, certains photographes se sont spécialisés uniquement dans ce domaine. Mais rien n’arrête Anaïs, qui s’est ainsi trimballé tout l’équipement nécessaire (10 kilos sur le dos, et avec le sourire en plus !) pour faire de la photo dans n’importe quelle situation. Pourtant, le matériel macro ne fait pas vraiment dans la légèreté.

Anaïs utilise ainsi deux objectifs macros : un objectif classique 70-300 mm avec macro intégré en 200-300 mm ; et un objectif fixe macro 100 mm. Evidemment, les deux ont leurs avantages et inconvénients. Le macro du 70-300 mm a évidemment une moins bonne qualité que le 100 mm. Il s’agit plus d’un objectif « tout terrain », permettant de photographier tout type de sujets sans avoir à changer de matériel toutes les deux minutes. Le zoom (200-300mm) donne aussi une plus grande flexibilité, permettant par exemple de mieux gérer son cadrage, avantage non négligeable en photo animalière, où les sujets sont souvent remuants et rapides. Par contre, c’est au détriment de la qualité d’image.

Le macro 100 mm fixe offre quand à lui cette qualité, mais une focale fixe demande des conditions optimales : un sujet à la bonne distance, pas trop remuant, avec le cadrage déjà comme il faut.

Après le matériel, passons à la technique. Le plus gros souci avec la macro, c’est le manque de luminosité, qui entraine tout un tas de complications. En effet, plus on s’approche du sujet, moins il y a de lumière. En ce cas, les solutions sont toujours les mêmes. On peut toujours augmenter un peu la sensibilité en montant les ISO, mais on y gagne rapidement un bruit important sur la photo. Ensuite, nous allons utiliser un temps de pose le plus long possible pour augmenter la quantité de lumière atteignant le capteur. Mais, ceci augmente aussi le risque d’avoir un cliché flou. Certains photographes utilisent ainsi un petit trépied pour augmenter la stabilité en macro et pouvoir alors descendre le temps de pose. Par contre, il faut alors un sujet quasi immobile ! Enfin, la meilleure façon d’augmenter la luminosité est d’ouvrir le diaphragme à fond. Ceci aura par contre comme conséquence de réduire énormément la profondeur de champ. Dans la plupart des photos macro, vous verrez ainsi des photos où l’œil de l’animal est net (c’est une règle quasi immuable en photographie animalière, on fait la mise au point sur les yeux !), mais tout le reste du cliché baigne dans un flou artistique (ou pas). Parfois à l’excès.

Ainsi, de nombreux problèmes découlent du manque de luminosité en macro. Solution ? Rajouter de la lumière artificielle ! C’est pourquoi de nombreux photographes macros utilisent des systèmes plus ou moins perfectionnés pour éclairer leur sujet, parfois avec des installations énormes, avec plusieurs flashs en séries tout autour, des parapluies pour refléter, des trépieds, une puissance électrique conséquente, etc. Ce type de système n’est pas imaginable pour des animaux vivants et vivaces en pleine forêt. Anaïs utilisait donc parfois le flash intégré à son reflex, mais il faut bien dire ce qu’il est, celui ci n’est vraiment pas d’une qualité irréprochable, notamment avec une portée très faible et une lumière directionnelle. Anaïs a donc fait l’acquisition récemment (manière élégante de dire qu’elle s’est ruinée pour du matos hors de prix) d’un flash annulaire. Se vissant sur directement sur l’objectif, il combine deux flashs classiques éclairant de manière circulaire. La lumière apportée est donc plus homogène, et surtout bien plus puissante. On obtient ce que nous avons appelé de la photo « Studio », en référence à ce type de photo animalière avec fond noir fait en intérieur (avec des animaux captifs donc, et parfois même des animaux morts épinglés sur leur feuille). Un flash puissant éclairera ainsi parfaitement le sujet, laissant un arrière plan uni en noir. Personnellement, je n’apprécie pas ce genre de photos, trop « artificielles » à mon goût. Mais chacun pourra se faire sa propre opinion, car je vous propose deux photos du même sujet, la première prise sans flash, la deuxième avec le flash annulaire. Notez qu’avec le flash, on gagne tout de même beaucoup en netteté et en profondeur de champ.

Pour finir, un petit conseil pour ceux qui seraient tentés d’acheter un tel matériel. Ce type de flash est assez difficile à maitriser, nécessitant de nombreux réglages spécifiques au flash (sans parler des réglages du couple « boitier-flash »). Il vous faudra donc être patient avant d’avoir l’expérience pour utiliser au mieux les possibilités offertes. Mais ensuite, à vous le monde de la macro !

Yann

PS : Toutes nos photographies « Studios » sont garanties 100% naturelles, confectionnées en plein air !

4 Comments

  1. Audrey 25 septembre 2009

    Incroyable la différence flash-sans flash, on gagne en beauté je trouve.

    Très jolie photo, avec une map bien maîtrisée. Le résultat est équilibré. Bref, joli !

  2. Marion 25 septembre 2009

    Superbe photo principale… magnifique ! Pour le flash, j’avoue que je suis comme Yann, je préfère sans … à moins de faire une série spéciale flash annulaire, par exemple pour faire de la photo descriptive, anatomique par exemple (je ne sais pas si ça se dit) car les précisions sont impressionnantes. Tu sembles t’être bcp entraînée Anaïs… Bravo !

  3. Eve 14 octobre 2009

    J’aime beaucoup les photographies avec le flash annulaire, peut-être parce que je suis non spécialiste en photo, ou peut-être est-ce simplement une question de gout, mais je trouve que l’effet « fond sombre » qui accompagne ce type de flash, même s’il enlève un peu le coté « naturel » de la photo, met davantage le sujet en avant (avec plus de détails, des couleurs un peu plus brutes). Aussi, ça apporte un peu plus d’originalité dans les photos d’Anaïs qui fait des photos qui représentent très bien les animaux dans leur milieu naturel, ainsi, il y en aura quelques unes qui apporteront peut-être une touche de « superficiel » mettant en valeur les animaux mais pas leur environnement.

  4. Eve 14 octobre 2009

    En tout cas Anaïs, je te félicite, rien que pour avoir porter le matos ! Faut savoir se sacrifier pour la photo ^^

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